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Nutrition
Noël, c’est bon pour la santé !

Foie gras, saumon, huîtres, crustacés, dinde, bûche ou chocolats…
Contrairement aux idées reçues, les agapes de fin d’année ont d’excellents atouts pour la santé – et ne font pas forcément grossir ! Leurs vertus à la moulinette.


par Sophie Raynaud

Les crustacés
Ils sont pauvres en lipides, c’est-à-dire en graisses. Crabes, langoustes, araignées et autres homards sont donc peu caloriques. Les crevettes, par exemple, n’apportent que 92 calories pour 100 g. Ce qui ne les empêche pas d’offrir des protéines en quantité
(18,5 g), du potassium, du calcium, du fer et des vitamines B. Bon à savoir : le cholestérol, présent dans les crustacés, se concentre surtout dans leur tête. Partie que l’on mange rarement…
Conseil : n’abusez pas de la mayonnaise. Trop de lipides gâcheraient les bienfaits de vos crustacés.

Les coquillages
Non seulement, les coquillages sont bourrés de minéraux et de vitamines, mais ils sont aussi peu caloriques (environ 70 cal/100g). Ils regorgent de protéines, de fer, de magnésium, de phosphore, de calcium, de cuivre, de vitamines B et C. Ils ne contiennent que 1 % de lipides. C’est vrai même pour les huîtres dites « grasses » ou « laiteuses », qui doivent en fait leur aspect à une abondance de glycogène, un glucide complexe.
Conseil : petits trésors nutritionnels, les coquillages sont rarement dégustés nature. Le pain qui les accompagne est un atout : ses glucides fournissent à notre organisme l’énergie dont il a besoin. Mais évidemment, ni le beurre, ni la mayonnaise n’ont d’intérêt nutritionnel. Ils abondent en graisses animales, nuisibles à la santé cardiovasculaire.
Les escargots
Leur principal atout est qu’ils sont maigres. Résultat, les escargots, qui contiennent seulement 1 % de lipides, n’apportent que 80 calories pour 100 g… Mais ils possèdent deux autres qualités certaines : ils sont exceptionnellement riches en magnésium (250 mg/100 g) et contiennent des protéines en quantité non négligeable (16 g/100 g).
Conseil : attention au beurre persillé qui accompagne souvent les escargots. Ne saucez pas. Dans la mesure du possible, optez pour des préparations plus légères, qui n’en contiennent pas.

 

Le foie gras
Très prisé à Noël, il regorge d’acides gras mono-insaturés qui protègent des maladies cardiovasculaires. Il n’a donc rien à voir avec le pâté ou les rillettes, qui eux, sont bourrés de graisses saturées, mauvaises pour la santé !
Conseil : n’en abusez pas trop, tout de même ! Calculez plutôt : 100 g de foie gras apportent la bagatelle de… 450 calories, sans le pain qui va avec.
Le saumon fumé
Bien évidemment, c’est un mets riche en graisses. Mais ces graisses-là foisonnent d’Oméga 3, bons pour le cœur et les artères. Des études ont d’ailleurs démontré qu’une consommation régulière de poissons gras (saumon, mais aussi sardine, maquereau…) n’engendrerait aucun excédent de poids.
Conseil : mettez du saumon à votre table tout au long de l’année, en restant raisonnable sur le beurre et les toasts ! Nous devrions tous manger du poisson gras au moins deux fois par semaine.

 

La dinde aux marrons
Comme avec la plupart des volailles, à l’exception de l’oie et des cailles qui sont grasses, ce n’est pas en dégustant de la dinde à Noël que vous prendrez du poids ! Bien qu’elle fournisse autant de protéines qu’une viande rouge (22 g/100 g), elle ne compte que 109 calories pour 100 g. Une bonne nouvelle quand on sait que les châtaignes, de leur côté, atteignent le niveau record de 600 mg de potassium pour 100 g, mais apportent du même coup 180 calories…
Conseil : pour ne pas exploser votre compteur calorique et bien digérer, complétez vos châtaignes par des légumes, plus légers et moins gras (haricots, champignons, carottes).
Les vins
Depuis les travaux du Dr Serge Renaud de l’Inserm, on sait que consommer modérément de vin protège les artères. Ainsi, deux à trois verres par jour maximum réduiraient de 25 à 30 % le risque de problèmes cardiaques. Les polyphénols seraient en cause. Des antioxydants, qui pourraient également avoir des vertus en prévention du cancer du sein ou de la maladie d’Alzheimer.
Conseil : privilégiez les vins rouges, ce sont les plus riches en polyphénols… et veillez à ne pas dépasser trois verres ! Au-delà, les effets bénéfiques s’inversent. L’alcool favorise non seulement l’apparition de pathologies graves (maladies cardiovasculaires, hypertension artérielle, cancers…), mais aussi les accidents de la route ou domestiques.

Le chocolat
Le sucre et les glucides présents dans le chocolat provoquent dans l’organisme la sécrétion d’endorphines, les fameuses hormones du plaisir. D’où une sensation de bien-être et un effet anti-stress quasi-immédiats. Mais le chocolat renferme également du magnésium, connu pour son action relaxante, ainsi que des substances qui font du bien au moral (sérotonine, phényléthylamine) ou encore stimulantes pour le système nerveux central et cardiaque (caféine, théobromine, salsolinol). Le chocolat, enfin, recèle surtout de précieux polyphénols, qui protègent du vieillissement cellulaire et des risques cardiovasculaires.
Conseil : attention ! Avec plus de 50 % de sucre et 30% de lipides, mieux vaut se tenir bien à carreau. Comptez 500 calories pour 100 grammes. Et même si la tentation est grande en ces périodes de fin d’année, essayez de ne pas dépasser entre 20 à 50 g par jour.

La bûche
Grand classique des fêtes, la bûche n’a pas que des mauvais côtés. Certes, elle est sucrée, mais ses versions glacées sont de moins en moins caloriques. Celles aux fruits (surtout à la fraise et au citron) contiennent même un peu de vitamine C, la surgélation ne la détériorant qu’en partie. De plus, les formules givrées sont souvent moins caloriques (130 à 150 calories
contre 180 pour 100 g en moyenne).
Conseil : oubliez donc la bûche pâtissière. Fondez plutôt pour ses versions glacées, si possible aux fruits… voire allégées.